En attendant la neige

Ecrit le Jeudi 7 décembre 2006

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En cette période magique, où l’attente du merveilleux rend le rêve plus palpable, une longue nuit se prépare dans le service de rééducation fonctionnelle de l’hôpital de Garches. Nuit de garde pour le personnel soignant, nuit d’espoir pour les patients, le miracle de Noël va-t-il arriver jusqu’ici ? En attendant la neige est une recherche, une expérience d’interrogation cinématographique. Cette recherche ne vise pas à décrire, c’est une expérience vécue par les auteurs et par les acteurs.

Prévu pour ouvrir la conférence qui aura lieu le 30 Janvier 2007 aux 3 Pierrots, animée par Michel CYMES, ce documentaire est en phase de pré-production.
Sur une idée originale de Nathanaël Le Scouarnec, nous tournerons ces images entre le 18 et le 26 Décembre ( y compris le Réveillon !) en milieu hospitalier.
Nathanaël est à la réalisation, et nous cherchons encore l’ingénieur du son qui partagera cette aventure en équipe réduite, pour pouvoir nous glisser discrètement dans les couloirs de l’hôpital.
Le montage-mixage se fera en Janvier 2007. Rendez-vous donc le 30 janvier pour la première projection, à Saint Cloud.

Il ne s’agit pas de faire un film  « sur », mais un film  « avec »,  et nous allons à la recherche d’une histoire, d’une rencontre, qui nous permettront de transcender la réalité. Nous accueillerons l’imprévu dans un cadre donné, ce cadre n’étant pas seulement un espace, mais aussi tout ce qu’on mettra en œuvre pour que cet imprévu survienne : notre disponibilité, le climat, les relations avec ceux qu’on filmera… 

Il n’y a pas ici de volonté d’instruire le spectateur, ni de tirer une morale, mais d’emmener le spectateur dans l’aventure d’une rencontre,  et cette aventure deviendra le scénario qui va se tourner au jour le jour.

Filmer, c’est être attentif à la personne qu’on filme, être réceptif de façon instinctive, presque animale, à la personne filmée et à l’instant présent.
Par l’utilisation du classique champ-contrechamp dans les rapports soignant-patient, les personnes filmées deviennent les personnages de leur propre histoire.

Le montage alterné, la narration mettent en scène la réalité, faisant voler en éclat la frontière entre la fiction et le documentaire. La caméra n’espionne pas, n’observe pas à travers l’objectif, comme à travers une vitre, mais sert de vecteur à ces relations qui se tissent, en captant la singularité de l’instant

Le parti pris esthétique des images et de la bande-son, dont la musique nous rappelle  les voyages possibles par l’esprit, sublime cette réalité du corps qui nous renvoie à l’angoisse de la solitude, comme au premier jour de l’humanité.

Ce film sera le résultat d’une recherche, la volonté de réduire distance entre nous et ce monde médicalisé, et les tensions qui l’agitent. Amener le spectateur à réfléchir sur cette distance  que nous instaurons instinctivement, comme pour nous protéger de la réalité.

Réduire la distance, et montrer les efforts que chacun fait pour « se tenir debout » dans ce monde difficile qui est le nôtre, essayer de montrer que l’être humain ne se résume pas à son enveloppe corporelle, et  que même atteinte dans son intégrité physique, la vie garde son mystère, l’être humain sa complexité et sa poésie.

NadiaNadia @ 11:12

1 Commentaire for 'En attendant la neige'

  1.  
    13 décembre 2010 | 15:52
     

    Excusez-moi si ma langue française n’est pas extraordinaire mais je trouve tout ceci excellent. Merci pour le blog et cet article. Bonne continuation.

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