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jeudi 1 avril 2010

Take Away Show - Papier Tigre

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

C’était un jour à vous faire détester Paris, un jour gris, de pluies mesquines, de déprime. C’était un quartier qui ne fait rien pour arranger cela, les Halles où les gens se pressent, tirent la gueule, les voitures s’impatientent, klaxonnent. J’arrivais avec retard au rendez-vous qui nous avait été donné, ils étaient là, dans leurs manteaux, plus ou moins protégés de l’averse par la porte de leur van, contraints par la météo à jouer dans un espace confiné.

Les Papier Tigre aiment faire du bruit et appuyer leur rythmique. En Concert à emporter, leurs chansons sont plus nues que jamais, où ils ont réussi à compenser l’absence de puissance par une rythmique quasi mathématique, sèche et rigoureuse. Confrontée aux passants trempés se réfugiant dans les couloirs du forum des Halles, soudainement accompagnée par des danseurs de tango, pas loin d’être interrompue par la responsable de la médiathèque. Comprenez, c’est un lieu de silence.

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lundi
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lundi 15 mars 2010

Take Away Show - Kid Harpoon

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Fraîchement débarqué pour sa première fois à Paris, Kid Harpoon voulait débusquer un peu de verdure et de calme. Nous étions en plein Paris et lui voulait se planquer en pleine forêt... La seule solution qui me vint en tête était cette promenade plantée qui surplombe l’avenue Daumesnil, où l’on trouve effectivement une certaine tranquillité, ainsi perchés a- dessus de la rue et de son vacarme.

Le soleil était de la partie aussi, en cette fin août. L’air semblait plus frais là-haut et le Kid y posa sa voix, d’abord hésitante puis qui prit toute son ampleur. Sa main filait sur les cordes de sa guitare avec urgence, il enchaînait les accords au galop.

Un peu plus tard, après cet envol, nous descendîmes sous terre, dans les couloirs du métro, le temps d’une chanson qui résonne encore dans les couloirs sombres de la station Ledru-Rollin.

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lundi
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lundi 1 mars 2010

Take Away Show - The Rest

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Ed m’avait parlé d’un groupe qui lui avait changé la vie, "The Rest". Et après une seule et unique écoute, je m’avoue vaincu, et convaincu, ce groupe joue avec mes tripes. Originaires de Toronto, le groupe ne s’était alors jamais exporté en Europe. Et en mai, alors que j’étais pour quelques temps à New York, l’occasion était trop belle. Surtout qu’il y avait cet endroit, qui m’avait toujours fasciné, et qui nous tendait les bras : Coney Island. Sorte de parc d’attractions en périphérie de la grosse pomme et au bord de l’eau, lieu dévasté par le temps, où la nature a repris ses droits, et le lierre grimpé le long des poutres en bois des rollercoasters d’antan.

Les The Rest sont des gens timides, touchants et qui aiment faire de la route. Mine de rien, ce sont 1400 kilomètres qu’ils ont dû avaler pour nous rendre visite à New York. Leur motivation était bien palpable. Un certain trac aussi s’est ajouté à la fatigue de s’être levé à l’aube. Alors, oui, on les trouvera peut-être hésitants, mais j’aime cette fragilité, ces regards perdus et heureux à la fois. Au loin, un groupe de pécheurs sur la digue. Population locale sûrement peu partante à l’idée de nous voir débarquer sur leur terrain de jeu, et faire fuir la poiscaille peureuse. The Rest n’ont pas hésité, n’ont pas voulu aller parler aux pêcheurs avant pour les prévenir. On verra bien, allons-y. Ils avaient tout compris.

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dimanche
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dimanche 14 février 2010

Take Away Show - Emily Jane White

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

"Les livres absorbent les sons" a dit le libraire. C’était donc, finalement, une bonne idée de faire jouer Emily Jane White au milieu des livres. Il aurait peut-être été préférable de choisir le magasin sombre et confiné d’un bouquiniste et l’odeur caractéristique des vieux papiers, mais il fallait aussi que la voix d’Emily porte, que ce soit feutré sans être étouffant, lumineux sans être éblouissant, qu’on retrouve la modernité de sa musique dans une librairie flambant neuf.

Emily était entourée de recueils érotiques, d’écrits philosophiques, de récits historiques, d’une littérature plus grand public également. Cela lui seyait bien. Jen Grady (au violoncelle), Carey Lamprecht (au violon) et elle venaient d’achever une tournée européenne, elles allaient rentrer en Californie quelques jours plus tard, elles étaient détendues, relaxées, un peu fatiguées mais satisfaites. Elles ont joué des morceaux des deux albums Dark Undercoat et Victorian America et quelques inédits, vraiment inédits car pas enregistrés encore, des chansons pleines de promesses, déjà renversantes en trio.

Les gens avaient patienté longtemps à l’extérieur, dans le froid de décembre, ils avaient besoin d’un peu de chaleur, d’une sorte de réconfort. Ils ont été comblés je crois, les visages ne trompaient pas : de l’attention, de l’écoute et beaucoup d’émotion.

Emily avait joué, sa voix avait charmé, c’était un moment presque léger, aérien. Nat a su en capturer l’essence…

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mardi
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mardi 19 janvier 2010

Take Away Show - Dominique A

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Nous sommes dans ma cour. Il fait beau, il y a des arbres, du lierre au mur, une lumière magnifique. Et Dominique A est embarrassé. Mon vieux voisin est venu tout seul, sa femme n’a pas voulu sortir, encore anxieuse après que de faux policiers sont venus leur voler de l’argent quelques jours auparavant.

Dominique lui a joué "Les Hauts Quartiers de peine", puis mon vieux voisin a longuement parlé, de sa vie, de l’exil, des nazis, de sa famille exterminée en Ukraine. Dominique se tourne vers nous, il me dit ’je suis un guignol, là’. Il voulait juste jouer pour des vieux. Pour des gens ’qui s’ennuient l’après-midi’.

Il nous faudra un long moment pour reprendre. Comme s’il fallait que Dominique A se fasse à cette idée, à l’idée de jouer, de faire le ’guignol’ comme il se plaît à nous le répéter. Nous sommes dans la rue, et sans prévenir, il s’y fait, il est prêt. Il nous impose son rythme, il chante dans une cour, chante à la sortie d’un Ed l’épicier, traverse la rue sans regarder, il se bat avec un roquet et a cette phrase incroyable, au beau milieu du ’Bruit blanc de l’été’.

"Qu’est ce qu’il faut pas faire pour gagner sa vie".

Nous avons reparlé par la suite, assez longuement, de cette expérience avec Dominique. Vous pourrez lire ça dans les jours qui viennent. On pourrait passer des heures à parler avec lui. Ce fut non seulement un plaisir d’entendre ses chansons à nu, ce fut une sacrée expérience de le voir confronté à un exercice qui n’était pas aisé pour lui, et ce fut éclairant d’en parler après coup. Merci Dominique.

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jeudi
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jeudi 24 décembre 2009

Take Away Show - The Antlers

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

The Antlers Read this article in english La première fois qu’on a entendu The Antlers, c’est par une Américaine avec qui nous avions pris un café, qui plus tard traduirait certains de nos articles, et qui était très amie avec le groupe. Elle nous en avait fait passer une copie, et nous savions qu’un jour ou l’autre, nous les croiserions.

Un soir de novembre, devant le Nouveau Casino, ils étaient 3, nous étions une quinzaine en tout. Deux équipes, deux groupes. Le premier jovial, bavard, exubérant (les Cymbals Eat Guitars à venir), le second plus âgé, plus réservé, comme plus angoissé par l’exercice : The Antlers, donc.

Ils sont partis avec Nat, ont parcouru l’avenue Parmentier, ont réussi à convaincre le discret et étrange vieux propriétaire de cette boutique de réparation de poupées de les laisser jouer, de nous laisser filmer. Entre temps, la batterie de la caméra est tombée en rade, et le morceau n’a pu être filmé que lorsque la deuxième équipe est arrivée, avec les Cymbals Eat Guitars qui s’amusaient à reprendre du Pavement à tue-tête dans la rue.

Pour filmer les Antlers, il fallait comme les protéger, les poser dans un cocon, rouler les couvertures, fermer les portes, faire taire le monde extérieur. Une musique douce et affable qui n’éclôt qu’en milieu ouaté et protégé, prend le temps de se déployer avec lenteur. Allez faire comprendre ça aux proprios de La Caravane, qui s’imaginaient que nous allions foutre le bordel dans son bar. Non, dans la salle du fond, avec une petite lumière, des murs décatis, il y avait juste un son magnifique qui emplissait délicatement la pièce.

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jeudi
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jeudi 19 novembre 2009

Take Away Show - Mum

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

L’Islande est une petite île, la scène musicale islandaise est une petite communauté, et faire jouer ses groupes à Paris a toujours un charme particulier, celui d’un jeu de piste dans lequel il s’agit de retrouver où on a déjà vu ce visage, si le trompettiste d’un groupe ne se chargeait pas des percus sur un tournage du printemps dernier.

Les Mùm sont sortis un par un de la Maroquinerie, trois minutes entre chaque, ils étaient deux, quatre, six, sept... Il y avait ce petit blond qui joue également dans Benni Hemm Hemm, ce moustachu qui accompagnait Hjaltalin en novembre dernier. Les connaître a aidé le tournage, lui offrant une décontraction immédiate, comme des retrouvailles.

Le temps était magnifique, la rue de la Maroquinerie désespérément morte. S’échapper était une nécessité, le faire par bus un sacré défi : acheter 15 tickets, se pousser dans le fond, voir Nat coincé à un bout se préparer à filmer un groupe éparpillé parmi les petites vieilles et les mamans surchargées et voir les Múm lentement, tranquillement déployer une chanson le temps d’arriver aux Buttes Chaumont.

Nous n’avions jamais eu de chance avec les parcs parisiens. Cela ne manque jamais, nous sommes l’occasion rêvée pour leurs gardiens de tromper leur ennui. Aux Buttes Chaumont, nous avons donc été les plus discrets possibles, ne jouant pas d’un seul morceau avant d’arriver chez Rosa Bonheur, puis filant tranquillement vers le petit kiosque surplombant le lac.

Il y avait un couple d’amoureux entre chaque colonne, regardant Paris. Pas un ne s’est retourné, comme si avoir un groupe qui leur joue un morceau pendant leur bucoliques embrassades était normal, attendu, planifié. Ce qui n’était pas planifié, pour nous, c’était de voir Múm, dans le bus retour, improviser une reprise de ’I’ve got the power’. Les Islandais peuvent être pleins de surprises.

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jeudi
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jeudi 17 septembre 2009

Take Away Show - Plants and Animals

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

C’est une chanson qui avait ensoleillé les grises journées de l’an passé. Qui démarre en trombe, laisse à peine le temps à la ritournelle au piano de s’installer pour lancer une batterie puissante et des choeurs qui hurlent des ’Bye Bye Bye’ comme de retour d’un nouveau summer of love, cheveux longs, torses nus, joints à la bouche.Comme l’expliquait Dali à l’époque, on imaginait un groupe-colonie, une formation monstre, avant de se rendre compte que les Plants and Animals n’étaient que trois.

Et justement, quand ils ne sont que trois, avec une guitare, un tambour et une harpe russe, que donne ’Bye, Bye Bye’ ?

Voilà. Ils s’en sortent bien. Parce que même dans sa version studio, la force de cette chanson ne tient pas tant à son armada instrumentale qu’à la conviction et à la puissance que met Warren C. Spicer dans son chant.

Peu de temps après y avoir filmé les Québecois de Karkwa, Nat est retourné aux studios de La Frette, pour rejoindre les trois membres de Plants and Animals, qui y enregistraient leur nouvel album. Une semaine tendue, à travailler sur leurs excellents nouveaux morceaux. Et un groupe qui prend donc l’occasion de tourner quelques Concerts à emporter comme une soupape, l’occasion à la fois de décompresser et de s’approprier leur lieu de travail. Comme des gamins épuisés, les "Plants" veulent s’amuser avec ce lieu qui les accueillent depuis presque une semaine maintenant. Fouillant les armoires du studio à la recherche de vieux instruments bricolés et d’accessoires sonores en tout genre, Nic, le batteur trouve son bonheur dans la cuisine.

Là haut, à l’étage du studio, les chambres des artistes et un vieux piano, à peine accordé. L’occasion d’y faire une chanson douce qui sonne comme un au revoir. Une berceuse pour enfant, avant de devoir repartir pour une nuit blanche d’enregistrement.

Les Plants and Animals seront en concert en Europe les mois prochains.

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jeudi
30
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jeudi 30 juillet 2009

Midi Festival à Hyères. Viendez vous aérer les oreilles !

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

A peine une semaine après y être parti, les vidéos du midi festival sont déjà en ligne sur Arte Live Web. Soit près d'une heure et demi de live, de concerts à emporter, et de déambulations au sein d'un festival perché en pleine nature. Première vidéo sous le signe du soleil, de la plage et de la découvert d'un cadre magique. Filmer les pieds dans la grande bleue, c'est tout de même agréable. Après toujours cette peur de lâcher la caméra, mais finalement, je ne l'ai jamais lâcher en filmant sur la terre ferme, alors... Dent May nous entraine dans une ballade gorgée de soleil. Puis François Virot nous fait découvrir un lieu étrange, dans la partie musée du site du festival. Quelques lives plus tard, les Little Pictures et leur happy pop conclue cette vidéo avec une ballade toute en chanson.

Seconde vidéo carrement plus sombre. Avec ma découverte du festival, Skeleton$. Post rock ? Free Jazz ? Etrange mélange, passionnant. C'est en écoutant leur myspace pour la première fois, à peine deux heures avant de le filmer, puis me rendant dans les chiottes du festival que je me dis que cet endroit serait parfait pour eux. Je vous laisse voir la suite pour comprendre... Épileptiques, s'abstenir ! Au programme aussi, l'étrange mais culte Arto Lindsay (perso, je vois pas trop l'intérêt) puis un live de Telepathe avec un titre très accrocheur, puis un autre de Mahjongg, grosse énergie sur scène et on fini avec un live de Skeleton$, encore eux, qui ont confirmés tout le bien que je pensais d'eux après le tournage de leur concert à emporter.

Une petite dernière ! Orientée rock et groupies. A quatre pattes tout d'abord, avec ce criquet qui écoute religieusement le rap de Jeff Lewis. Puis ces filles qui essaient de capter les yeux de Jeremy Jay sur scène. Une vidéo live que j'aime beaucoup, et qui vous aidera à comprendre pourquoi les chanteurs ont toujours la bonne place. Plus mignons (plus sympas aussi) les gars les Wave Pictures prennent la suite avec un chouette concert à emporter au milieu des festivaliers. Ceux du fond, ceux qui restent allongés par terre pour les concerts, les "contre-groupies" en somme. Intéressant de délocaliser ainsi la scène, d'aller chercher ceux qui veulent rester tranquilles.Un peu de live pour suivre, puis une fin en fanfare avec une reprise collective de Jackson dans les loges. Enjoy !

Au final, je suis revenu avec 12 heures de rush et les vidéos ont été montées en 3 jours. Un chouette challenge, quoiqu'un peu épuisant. J'espère que vous pourrez y découvrir de nouveaux groupes. Je retiens aussi ce festival incroyable, au cadre merveilleux. Vivement l'année prochaine !

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lundi
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lundi 20 juillet 2009

Take Away Show - Karkwa

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Un dimanche grisâtre de mai, le groupe canadien Karkwa nous accueille dans un bien bel endroit, le Studio Lafrette. Temple du son en banlieue parisienne qui a vu défiler Feist, Lhasa et tout plein d’artistes talentueux. Le soleil se levant en fin d’après midi, nous décidons d’aller profiter de la forêt aux alentours et de ses multiples dangers...
Fort de 10 ans à faire de la musique ensemble, les Karkwa se lancent dans l’exercice du concert à emporter avec enthousiasme. Réfléchissent quelques minutes aux instruments à embarquer et aux lieux où nous emmener. Dehors, le soleil se réveille enfin. Nous prenons donc d’assaut la terrasse du studio pour en profiter...


Deux autres videos dans la suite...

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