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avr ' 10

samedi 17 avril 2010

Festival Vortex '09

Par Nathanaël , dans la rubrique: Back on Stages (Blogothèque)

Alors que nous nous rendions à Reims, et plus précisément à la Cartonnerie pour tourner le Back on Stages de Mogwai, le programmateur de l’endroit, Rodolphe, nous parle d’un festival qu’il organise la semaine prochaine. Une fusion de genres, entre rap et électro, entre impro survitaminée et douceur pop. Intrigués, et un aller-retour à Paris plus tard, nous voici au coeur du Vortex.

L’ambiance est d’emblée posée. Nous nous retrouvons un endroit radicalement différent, plongé dans une obscurité inquiétante, des cercles concentriques, symboles du Vortex, un peu partout. On se fraie un chemin dans la fumée poisseuse qui nous entoure. La grande scène de Mogwai a été abandonnée, au profit d’endroit plus étranges, comme l’ascenseur dans lequel l’ocelle mare prend place, ou encore le vestiaire pour MC Xander. Les performances musicales s’enchainent et il suffit de se balader à son instinct pour tomber sur les concerts. Gablé est là, et bricole sa musique avec un aspirateur ou une perceuse. Mais surtout avec une belle énergie et devant un public survolté. Explosion d’hormones autour de Duracell, le batteur fou qui s’installe en plein milieu de la salle d’accueil pour y frapper à toute vitesse ses toms et ses cymbales. Et puis, une rencontre magnifique avec les Kill the Vultures, qui prennent place dans une salle minuscule pour nous y donner un concert privé.

Chapitres : 1// Gablé 2// Kill the Vultures 3// Psykick Lyrikah 4// Singers 5// l’ocelle mare 6// Magic Markers 7// MC Xander 8// Duracell 9// Gablé 10// Chewbacca 11// Kill the Vultures (impro)

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samedi
10
avr ' 10

samedi 10 avril 2010

Festival Kill your Pop '09

Par Nathanaël , dans la rubrique: Back on Stages (Blogothèque)

A quelques jours de l’ouverture de sa septième édition qui se tiendra du 28 avril au 2 mai 2010 avec entres autres Gablé, Errors et Zombie Zombie, quelques souvenirs en vidéo pour revrivre le festival dijonnais Kill Your Pop de l’année passée. Avec pour guides Barzin, Saroos, Notwist et Joanne Robertson, sur scène, dans le coin feutré d’un appart, sur la grande place de Dijon ou encore dans une cave sombre...

Fraîchement débarqué en gare de Dijon, Boris et Chantal m’accueillent chaleureusement. Rendez-vous est pris avec Joanne Robertson, qui a donné son concert la veille. Pieds nus, elle gribouille sur un petit cahier d’écolier. Textes et dessins se chevauchent. Encore un peu dans sa nuit, nous décidons d’aller prendre le soleil qui accompagnera cette première session. Dans la petite cour, elle repousse ses cheveux derrière ses oreilles. Quelques accords de guitare, puis sa voix, fragile et douce, se pose sur ce petit matin.

Ce petit jeu de cache-cache terminé (pour le petit jeu d’ailleurs... cherchez l’araignée !), nous laissons Joanne à la gare et rejoignions les Barzin. Ils se préparent et posent leurs instruments au coeur d’un appartement du centre ville. Les chanceux invités arrivent peu à peu, s’asseoient en tailleur et lèvent les yeux.

Une ambiance bien romantique flotte dans l’air après leur concert. La voix suave du chanteur n’y est pas pour rien. Avec eux, on décide d’aller un peu plus loin, et de chercher un endroit pour faire une autre vidéo. On se tourne vers le propriétaire des lieux. Bien qu’un peu occupé à ranger le chantier, ils nous invitent dans un endroit... étonnant.

La nuit est bercée par la musique des Barzin. Nous nous retrouvons le lendemain matin pour partager un café, un peu fatigués. Dehors, toujours ce soleil accueillant. Il est presque midi, et l’envie prend aux Barzin d’aller visiter Dijon, instruments à la main.

Une insolation plus tard, nous nous préparons pour cette dernière soirée, avant de repartir en capitale. Profitons du calme des rues, du sourire des passants. Nous rapprochons du centre étudiant, en grève d’ailleurs, et où va avoir lieu le concert évènement du soir avec les Allemands de Notwist. Attendus avec impatience, c’est Saroos, projet parallèle de quelque membres de Notwist, qui ouvre la scène et fait chauffer les enceintes...

Les oreilles échauffées, l’ambiance est posée. Les Notwist prennent le relais. Beaucoup de machines, de mouvements, d’agitation. Entre expérimentation électronique, rugissements métalliques et simplicité pop, la musique prend.



Le temps file, le concert arrive à sa fin. Une dernière mélodie, un public chaleureux, et il est temps qui quitter Dijon. Déjà.

Rendez-vous dans quelques jours pour la prochaine édition !

- Nat

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jeudi
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avr ' 10

jeudi 1 avril 2010

Take Away Show - Papier Tigre

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

C’était un jour à vous faire détester Paris, un jour gris, de pluies mesquines, de déprime. C’était un quartier qui ne fait rien pour arranger cela, les Halles où les gens se pressent, tirent la gueule, les voitures s’impatientent, klaxonnent. J’arrivais avec retard au rendez-vous qui nous avait été donné, ils étaient là, dans leurs manteaux, plus ou moins protégés de l’averse par la porte de leur van, contraints par la météo à jouer dans un espace confiné.

Les Papier Tigre aiment faire du bruit et appuyer leur rythmique. En Concert à emporter, leurs chansons sont plus nues que jamais, où ils ont réussi à compenser l’absence de puissance par une rythmique quasi mathématique, sèche et rigoureuse. Confrontée aux passants trempés se réfugiant dans les couloirs du forum des Halles, soudainement accompagnée par des danseurs de tango, pas loin d’être interrompue par la responsable de la médiathèque. Comprenez, c’est un lieu de silence.

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lundi
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mar ' 10

lundi 15 mars 2010

Take Away Show - Kid Harpoon

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Fraîchement débarqué pour sa première fois à Paris, Kid Harpoon voulait débusquer un peu de verdure et de calme. Nous étions en plein Paris et lui voulait se planquer en pleine forêt... La seule solution qui me vint en tête était cette promenade plantée qui surplombe l’avenue Daumesnil, où l’on trouve effectivement une certaine tranquillité, ainsi perchés a- dessus de la rue et de son vacarme.

Le soleil était de la partie aussi, en cette fin août. L’air semblait plus frais là-haut et le Kid y posa sa voix, d’abord hésitante puis qui prit toute son ampleur. Sa main filait sur les cordes de sa guitare avec urgence, il enchaînait les accords au galop.

Un peu plus tard, après cet envol, nous descendîmes sous terre, dans les couloirs du métro, le temps d’une chanson qui résonne encore dans les couloirs sombres de la station Ledru-Rollin.

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lundi
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lundi 1 mars 2010

Take Away Show - The Rest

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Ed m’avait parlé d’un groupe qui lui avait changé la vie, "The Rest". Et après une seule et unique écoute, je m’avoue vaincu, et convaincu, ce groupe joue avec mes tripes. Originaires de Toronto, le groupe ne s’était alors jamais exporté en Europe. Et en mai, alors que j’étais pour quelques temps à New York, l’occasion était trop belle. Surtout qu’il y avait cet endroit, qui m’avait toujours fasciné, et qui nous tendait les bras : Coney Island. Sorte de parc d’attractions en périphérie de la grosse pomme et au bord de l’eau, lieu dévasté par le temps, où la nature a repris ses droits, et le lierre grimpé le long des poutres en bois des rollercoasters d’antan.

Les The Rest sont des gens timides, touchants et qui aiment faire de la route. Mine de rien, ce sont 1400 kilomètres qu’ils ont dû avaler pour nous rendre visite à New York. Leur motivation était bien palpable. Un certain trac aussi s’est ajouté à la fatigue de s’être levé à l’aube. Alors, oui, on les trouvera peut-être hésitants, mais j’aime cette fragilité, ces regards perdus et heureux à la fois. Au loin, un groupe de pécheurs sur la digue. Population locale sûrement peu partante à l’idée de nous voir débarquer sur leur terrain de jeu, et faire fuir la poiscaille peureuse. The Rest n’ont pas hésité, n’ont pas voulu aller parler aux pêcheurs avant pour les prévenir. On verra bien, allons-y. Ils avaient tout compris.

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vendredi
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vendredi 19 février 2010

Thus Owls // Live

Par Nathanaël , dans la rubrique: Back on Stages (Blogothèque)

On pourrait passer par les figures imposées de l’exercice : pour décrire Thus:Owls, rappeler le pedigree de sa chanteuse, passée par tout ce que la Suède compte de combos pop innovants et chez les délicieux Loney, Dear ; ou égrener le CV de ses musiciens, qui officient chez Koop ou Patrick Watson. On pourrait louer cette façon de faire une musique qui s’échappe des cases et ignore les étiquettes, qui fait bouillir ses racines jazz dans un chaudron pop jusqu’à ce que les vapeurs envahissent la pièce. On pourrait admettre avec vous qu’on adore cette façon de tout vouloir et son contraire : sculpter des structures rythmiques alambiquées, qui s’éloignent des évidences en minaudant pour mieux y revenir, le tout sans jamais laisser au vestiaire un certain sens de l’élégie, des mélopées qui inspirent et envolent plus qu’elles ne plombent.

On pourrait également vous rappeler que Thus:Owls a déjà fréquenté la Blogothèque : Nat les avait ramené d’une escapade canadienne, puis on les avait programmé au Scopitone, lorsque nous y assurions encore quelques résidences.

Ce qu’on voudrait surtout vous raconter, en fait, c’est ce moment là. Ce soir là, devant un public clairsemé mais béat d’admiration, les Thus:Owls avait chanté "Eagles Coming In", une chanson d’altitude qui ne trahit pas son titre. Il y a, sur ce titre là encore plus que sur les autres, tellement d’air et d’espace dans le chant d’Erika Alexandersson que si vous fermez les yeux, vous pourriez presque y croire : être là-haut, loin, où l’air est pur et clair et où les sentiments ne sont plus que lumière.

Besoin d’une preuve supplémentaire du talent très particulier de cette petite bande ? La voilà en image, puisqu’on était armé d’une caméra ce jour là.

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dimanche
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dimanche 14 février 2010

Take Away Show - Emily Jane White

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

"Les livres absorbent les sons" a dit le libraire. C’était donc, finalement, une bonne idée de faire jouer Emily Jane White au milieu des livres. Il aurait peut-être été préférable de choisir le magasin sombre et confiné d’un bouquiniste et l’odeur caractéristique des vieux papiers, mais il fallait aussi que la voix d’Emily porte, que ce soit feutré sans être étouffant, lumineux sans être éblouissant, qu’on retrouve la modernité de sa musique dans une librairie flambant neuf.

Emily était entourée de recueils érotiques, d’écrits philosophiques, de récits historiques, d’une littérature plus grand public également. Cela lui seyait bien. Jen Grady (au violoncelle), Carey Lamprecht (au violon) et elle venaient d’achever une tournée européenne, elles allaient rentrer en Californie quelques jours plus tard, elles étaient détendues, relaxées, un peu fatiguées mais satisfaites. Elles ont joué des morceaux des deux albums Dark Undercoat et Victorian America et quelques inédits, vraiment inédits car pas enregistrés encore, des chansons pleines de promesses, déjà renversantes en trio.

Les gens avaient patienté longtemps à l’extérieur, dans le froid de décembre, ils avaient besoin d’un peu de chaleur, d’une sorte de réconfort. Ils ont été comblés je crois, les visages ne trompaient pas : de l’attention, de l’écoute et beaucoup d’émotion.

Emily avait joué, sa voix avait charmé, c’était un moment presque léger, aérien. Nat a su en capturer l’essence…

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mardi
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mardi 19 janvier 2010

Take Away Show - Dominique A

Par Nathanaël , dans la rubrique: Concerts à Emporter (Blogothèque)

Nous sommes dans ma cour. Il fait beau, il y a des arbres, du lierre au mur, une lumière magnifique. Et Dominique A est embarrassé. Mon vieux voisin est venu tout seul, sa femme n’a pas voulu sortir, encore anxieuse après que de faux policiers sont venus leur voler de l’argent quelques jours auparavant.

Dominique lui a joué "Les Hauts Quartiers de peine", puis mon vieux voisin a longuement parlé, de sa vie, de l’exil, des nazis, de sa famille exterminée en Ukraine. Dominique se tourne vers nous, il me dit ’je suis un guignol, là’. Il voulait juste jouer pour des vieux. Pour des gens ’qui s’ennuient l’après-midi’.

Il nous faudra un long moment pour reprendre. Comme s’il fallait que Dominique A se fasse à cette idée, à l’idée de jouer, de faire le ’guignol’ comme il se plaît à nous le répéter. Nous sommes dans la rue, et sans prévenir, il s’y fait, il est prêt. Il nous impose son rythme, il chante dans une cour, chante à la sortie d’un Ed l’épicier, traverse la rue sans regarder, il se bat avec un roquet et a cette phrase incroyable, au beau milieu du ’Bruit blanc de l’été’.

"Qu’est ce qu’il faut pas faire pour gagner sa vie".

Nous avons reparlé par la suite, assez longuement, de cette expérience avec Dominique. Vous pourrez lire ça dans les jours qui viennent. On pourrait passer des heures à parler avec lui. Ce fut non seulement un plaisir d’entendre ses chansons à nu, ce fut une sacrée expérience de le voir confronté à un exercice qui n’était pas aisé pour lui, et ce fut éclairant d’en parler après coup. Merci Dominique.

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lundi
28
dec ' 09

lundi 28 décembre 2009

Film FME - Abitibi or not to Be

Par Nathanaël , dans la rubrique: Actualités Nat

Quentin Lemoine est un journaliste parisien, que son journal envoie suivre le Festival des Musiques Emergentes en Abitibi, plus de 600 km au nord de Montreal, et plus précisement à Rouyn-Noranda. Ayant l'habitude de filmer des concerts ordinaires, il comprend vite qu'ici les artistes jouent partout, sauf sur scène. Pour lui, le jeu de piste commence.

JOUR 1
Notre réalisateur est sans repère, perdu dans une région lointaine aux coutumes musicales étranges. Venu couvrir un festival ordinaire il s'aperçoit vite qu'ici la musique a débordé des scènes classiques et que les groupes jouent dans les endroits les plus improbables. Le jeu de piste débute alors, avec pour ce premier jour Mother Mother, Alfa Rococo, Camaromance et Random Recipe.

JOUR 2
Notre journaliste continue à courir un peu partout, cette fois-ci kidnappé par des groupes qui le traînent dans des lieux toujours plus audacieux, voire même inquiétants Le relâcheront-ils un jour? Avec Montgomery, Clues, Ariane Moffatt et Lake of Stew.

JOUR 3
Sous la pression de son patron, Quentin persévère dans cette drôle de ville. Mais ça commence à devenir dur pour ce parisien qui ne semble pas avoir la condition physique nécessaire pour relever ce défi québécois. Avec Thus Owls, Mother Mother, le Roi Poisson, Clues, Brad Barr et Malajube.

JOUR 4
Quentin a mis au vestiaire sa mauvaise humeur parisienne et veut terminer son épopée québécoise en conquérant. Enfin en phase avec les groupes qu'il suit, Quentin vit de grands moments de communion avec des musiciens autant qu'avec la nature. Avec Thus Owls, Marie Pierre Arthur, Malajube et Ariane Moffatt.

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lundi
28
dec ' 09

Roken @ Madame Lune

Par Nathanaël , dans la rubrique: Actualités Nat

Jolie prestation acoustique des Roken is Dodelijk

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